Avec l’arrivée du printemps, le rallongement des journées et la hausse de la durée d'ensoleillement hebdomadaire, vous vous réjouissez de pouvoir enfin profiter de l’extérieur après de longs mois d’hiver plus ou moins rigoureux selon les régions. Toutefois, ce sursaut de motivation inhérent à cette période de l’année s’accompagne paradoxalement, compte tenu des conditions météorologiques plus favorables au dynamisme, pour certains d’entre vous d’une sensation de fatigue prégnante. Alors, quel est ce phénomène qui touche près de 20% de la population, à quoi est-il dû et comment y remédier, autant de questions que vous pouvez légitimement vous poser, notamment si vous êtes concerné par cette fatigue. On vous dit tout dans cet article !
À RETENIR
- La fatigue printanière est une sensation de fatigue survenant au début du printemps. Elle touche environ 30% de la population et se traduit par une fatigue persistante et des difficultés de concentration.
- Les causes de la fatigue printanière sont multiples : perturbation du rythme circadien, baisse de production de mélatonine ou encore allergies saisonnières.
- Pour remédier à une fatigue printanière, nous vous recommandons de vous exposer à la lumière naturelle, d’opter pour une alimentation saine et équilibrée et d’adopter une routine sportive.
Qu’est-ce que la fatigue printanière ?
La fatigue printanière est une sensation de fatigue qui intervient généralement au début du printemps. Elle touche une part non négligeable de la population comprise entre 20 et 40% selon les études.
Ce phénomène se manifeste par une sensation de fatigue persistante, même après une nuit de sommeil complète, des difficultés à se concentrer, une baisse de motivation, une irritabilité accrue et une sensation de somnolence en journée.
💡 Le saviez-vous ?
L’arrivée du printemps coïncide avec l'amorce de la baisse des réserves de vitamines D (chargée notamment de renforcer l’immunité), accumulée pendant l'hiver. Cette diminution peut accentuer la sensation de fatigue ressentie par les sujets.
Il est également à noter que la fatigue printanière se distingue de l’asthénie. En effet, alors que la fatigue printanière est saisonnière et essentiellement bénigne, l’asthénie quant à elle est généralement le signe d’une pathologie sous-jacente comme une infection ou un dérèglement hormonal. De plus, l’asthénie qui correspond à une fatigue prolongée voire chronique s’étendant de quelques semaines à plusieurs mois nécessite une prise en charge médicale si elle persiste pour traiter les causes sous-jacentes.
Enfin, la fatigue printanière disparaît généralement une fois le délai d’adaptation n’excédant pas quelques semaines, du corps aux nouvelles conditions passé.
Quelles sont les principales causes de la fatigue printanière ?
La fatigue printanière est le résultat d’une multiplicité de facteurs inhérents à la période de l’année, en l’occurrence le printemps. D’abord, on distingue une perturbation du rythme circadien provoquée par l'augmentation du temps d’ensoleillement, elle-même responsable d’une modification de la production de mélatonine (hormone du sommeil).
Cette hormone chargée de réguler l’alternance éveil/sommeil, est nécessaire à l’endormissement. Sa production est favorisée par les longues nuits d’hiver et donc stimulée par l’obscurité hivernale, le retour d’une intensité lumineuse plus importante entraîne fatalement une baisse de la production.
La transition vers l’heure d’été peut également influer sur votre état de fatigue. En effet, le passage à l’heure d’été entraîne un décalage du cycle veille-sommeil, similaire à un petit “jet lag”. Par ailleurs, les écarts de température conséquents entre le matin et le soir, impose une adaptation perpétuelle, particulièrement énergivore pour le corps pendant les premières semaines du printemps,
La recrudescence du pollen dans l’air provoquant pour les personnes les plus sensibles des allergies saisonnières peut affaiblir l’organisme et donc causer une sensation de fatigue.
Enfin, après l’hiver, certaines personnes souffrent de carences en vitamines (D, fer, magnésium…) aggravant la fatigue.
Comment lutter contre la fatigue printanière ?
Exposez-vous à la lumière naturelle
La lumière du matin régule la production de mélatonine et la production de sérotonine, deux hormones qui influencent votre rythme de sommeil et votre humeur. Cela aide à resynchroniser votre horloge biologique, idéal en période de changement de saison.
Maintenez un sommeil régulier
Avoir une heure de coucher fixe, une durée de sommeil régulière et éviter les écrans avant de dormir (qui émettent de la lumière bleue perturbant la production de mélatonine) permet de favoriser un sommeil réparateur.
➡️ Pour en savoir plus, consultez notre article : Comment s'endormir rapidement ?
Optez pour une alimentation équilibrée
Une bonne nutrition est capitale pour maintenir un niveau d’énergie stable. Les vitamines (D,C,B) et minéraux (magnésium, fer) sont essentielles pour garantir le bon fonctionnement de votre corps, notamment de votre système immunitaire. Privilégiez la consommation de fruits, légumes, protéines maigres et grains complets pour profiter de leurs vertus tonifiantes.
Pratiquez une activité physique régulière
Faire de l’exercice, même à une intensité modérée, fluidifie la circulation sanguine, libère des endorphines (hormones du bonheur) et aide le corps à se maintenir en bonne forme physique.
Par ailleurs, le sport et par extension l’activité physique, est réputée pour réduire la sensation de fatigue et booste votre humeur, tout particulièrement pendant les mois de transition comme le printemps.
➡️ Pour en savoir plus, consultez notre article : Pourquoi devriez-vous vous étirer avant de dormir ?
Hydratez en continu et en quantité suffisante
La déshydratation est l’une des causes les plus courantes de fatigue. Boire suffisamment d’eau permet de maintenir un niveau d’énergie optimal et de réguler le fonctionnement de ton corps. Le manque de liquide peut nuire à votre concentration, perturber votre digestion et dégrader vos performances physiques.



