Dormir est un besoin physiologique fondamental contribuant à la récupération physique et mentale d’un individu. Toutefois, le sommeil et vos besoins en la matière, bien que incontestés, sont bien trop souvent une fois l’âge adulte atteint négligé. En effet, nos rythmes de vie effrénés nous imposent parfois de sacrifier quelques heures de sommeil au profit de tâche perçue comme “plus productive”. Or, on impute au manque de sommeil une dégradation lente et progressive de notre bien-être physique et mental. Alors, si vous êtes coutumier des nuits courtes, cet article est là pour vous convaincre de changer durablement vos habitudes ! On vous explique pourquoi !
À RETENIR
- L’immense majorité des dormeurs ont besoin de dormir entre 7 et 9 heures par nuit et ne pourront donc pas se contenter de nuits courtes (<6h) de façon régulière.
- Les besoins en sommeil varient d’une personne à l’autre, démontrant l’absurdité des recommandations aujourd’hui obsolètes des institutions de santé publique de dormir 8h par nuit sans distinction.
- Dormir moins de 6 heures par nuit ne convient pas à la majorité des dormeurs. Ce volume de sommeil est, sauf rares exceptions, insuffisant pour couvrir les besoins énergétiques journaliers du corps.
Quelle est la durée de sommeil idéale chez l’adulte ?
Contrairement à certaines idées reçues concernant le sommeil chez l’adulte, il n’existe pas à proprement parler de durée de sommeil optimale et surtout universelle en d’autres termes, le temps de sommeil qui saura être en mesure de répondre aux besoins du corps peut varier d’une personne à l’autre. En effet, des écarts allant de quelques dizaines de minutes de sommeil à plusieurs heures peuvent être observées entre 2 personnes pour combler les besoins du corps.
On a des décennies durant, martelés qu’il fallait dormir au minimum 8 heures par nuit, à vrai dire, cette recommandation stricte ne tient pas véritablement compte des besoins individuels. Il s’agit ici d’une moyenne s’appliquant par définition à un grand nombre de dormeurs, toutefois à l’instar des besoins des dormeurs en matière de confort, ceux en termes de sommeil sont propres à chacun. On peut néanmoins dégager des typologies de dormeurs selon les besoins en sommeil (“Gros dormeurs” VS “Petits dormeurs)
Enfin, cette recommandation, aujourd’hui caduque, s’est vu supplantée par une fourchette davantage alignée sur les besoins personnels des dormeurs comprise entre 7 et 9 par nuit. Il existe évidemment des exceptions et d’autres facteurs que la simple volonté et les impératifs professionnels peuvent affecter de façon ponctuelle ou plus continue sans caractère irrémédiable, la durée de nos nuits comme le stress ou encore une condition médicale (douleurs chroniques).
Quelles différences entre un “petit dormeur” et un “gros dormeur” ?
D’abord, il est nécessaire de définir ces 2 expressions qualifiant 2 catégories de dormeurs. Concrètement, l’expression “petit dormeur” fait référence à une personne dont les prédispositions génétiques influencent vers le bas les besoins en sommeil de son corps pour être pleinement rétabli d’une journée de travail par exemple. Il s’agit de personnes dont les besoins en sommeil peuvent être inférieurs à 7h !
Par opposition, les “gros dormeurs” sont quant à eux des personnes dont les prédispositions génétiques ne favorisent pas une récupération courte par le sommeil. Le durée de sommeil leur permettant d’être pleinement reposé et donc d’attaquer la journée sans craindre une baisse de tonus à la mi-journée peut largement dépasser la tranche haute de la fourchette indicative pour les adultes de 26 à 65 ans précisée dans les recommandations de la fondation nationale du sommeil (9h par nuit ou +).
Est-ce suffisant de dormir 4, 5 ou 6 heures par nuit ?
À l’exception de quelques anomalies de la nature, des nuits très courtes inférieures à 6 heures de sommeil ne peuvent suffire à votre corps pour récupérer pleinement. Bien que certains se sentiront tout de même revigorée au réveil après ces quelques heures de sommeil, vos réserves d’énergie étant incomplète, une majorité subiront le fameux et redouté coup de mou vers la mi-journée que seul une sieste réparatrice d’une vingtaine de minutes pourra neutraliser.
Il est toutefois à noter que l’accumulation de fatigue en conséquence d’un manque de sommeil régulier peut avoir de lourdes répercussions sur votre santé. En effet, outre vous permettre d’affronter sereinement vos journées, le sommeil est également capital pour votre corps pour conserver des défenses immunitaires efficaces contre les diverses menaces auxquelles elles font régulièrement face.
💡 Le saviez-vous ?
Le manque de sommeil est un des fléaux de notre siècle. En effet, précurseur reconnu de l’insomnie et autres troubles du sommeil, le manque de sommeil est reconnu comme facteur de baisse de motivation, de productivité ou encore responsable d’une dégradation de la capacité de mémorisation de notre cerveau. Les effets d’une nuit n’ayant pas satisfait les besoins de votre corps en sommeil sont immédiatement ressentis par la personne concernée et sont de nature à s’installer durablement si aucune disposition n’est prise pour offrir à votre corps un sommeil à la fois quantitatif et qualitatif. Néanmoins, rassurez-vous, hors cas extrême de privation de sommeil, les répercussions de carences de sommeil ponctuelles sur votre santé sont temporaires et cesseront une fois un sommeil suffisant retrouvé.
Dormir 10, 11 ou 12 heures à l’âge adulte comporte-t-il des risques ?
Dormir occasionnellement plus de 10 heures, notamment en lendemain d’une soirée arrosée ou après une longue session de travail nocturne, ne comporte aucun risque pour la santé. En effet, il est tout à fait normal de ressentir ponctuellement le besoin de repousser l’heure de votre réveil de plusieurs dizaines de minutes à quelques heures, lorsque votre semaine a été rude et que les heures de sommeil ont manqué.
Cette méthode est d’ailleurs très efficace pour résorber une dette de sommeil accumulée au cours de la semaine. Toutefois, nous vous mettons néanmoins en garde sur cette méthode qui peut s’avérer néfaste pour votre organisme, si employez de façon récurrente. En effet, on ne rattrape jamais complètement une dette de sommeil, le mieux est donc de se fixer une heure de coucher fixe et de s’y tenir autant que faire se peut pour ne pas pâtir en journée d’un sommeil déficitaire.
Par ailleurs, dormir 10 à 12 heures par nuit, de façon régulière, n'est toutefois pas anodin, et peut être le signe d’un trouble sous-jacent comme l’apnée du sommeil. Si vous souffrez d’une fatigue persistante, consultez votre médecin traitant afin d’écarter les risques de pathologies graves et/ou de traiter avant que votre état ne s’aggrave l’éventuelle trouble/pathologie auquel vous êtes atteint.



